MSinTapujos Logo
Opinion

L'Ordre mondial est mort et deux présidents viennent de signer l'acte de décès.

1 min de lecture
224 mots
Article vérifié

Publié le 22 juillet 2026

Partager:

Il existe une vieille conviction diplomatique selon laquelle les époques n'annoncent pas leur fin : elles s'éteignent simplement tandis que les chancelleries continuent de rédiger des communiqués pour un monde qui n'existe déjà plus. C'est pourquoi il est exceptionnel que deux chefs d'État aient décidé de rompre cette liturgie et de consigner, avec signature et en-tête, ce que le reste préfère gérer dans le silence.

Le geste importe autant que le contenu. Ceux qui le protagonisent ne gouvernent pas des empires, mais des nations moyennes condamnées par la géographie à coexister avec des géants, et c'est précisément pour cela que leur lecture du moment manque du triomphalisme des puissances et du victimisme des faibles. Ils parlent depuis l'intempérie, et l'intempérie est souvent un excellent observatoire.

Dans cette édition de Marcano Sin Tapujos, Edgar Marcano soumet ce document à un examen que ses auteurs n'avaient pas envisagé : celui du regard latino-américain. Car toute cartographie du pouvoir révèle autant par ce qu'elle trace que par ce qu'elle laisse en blanc, et les espaces vides de cette carte dessinent, avec une précision troublante, le contour de notre région.

Une analyse sur la différence entre habiter un ordre et être pris en compte par lui ; entre exporter des ressources et exercer une influence ; entre attendre une invitation... et comprendre que les invitations ne sont plus envoyées depuis longtemps.

Vous avez aimé cet article ?

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos dernières analyses et ne rien manquer de l'actualité.